Les enjeux de l’élection des représentants des porteurs de parts au Conseil de surveillance du fonds Orange Actions du PEG

Du lundi 30 novembre 9h au vendredi 4 décembre 14h, les porteurs de parts du fonds Orange Actions du PEG seront invités à élire les membres du Conseil de Surveillance du fonds.

Cette élection, qui déterminera les orientations prises par le conseil pour les trois années à venir, revêt une importance toute particulière.

D’abord, parce que suite à la loi PACTE, c’est la première fois que tous les représentants des porteurs de parts sont élus. Ensuite parce que des différences d’approche très importantes existent entre les organisations en présence. En effet, depuis plusieurs années, certaines organisations ont transformé le conseil en champ d’affrontements stériles autour d’enjeux de boutique incompréhensibles pour les porteurs de parts. Cette attitude a empêché d’avancer sur de nombreux dossiers et a paralysé le Conseil dans son rôle de contrôle de la gestion de votre épargne.

L’élection d’un conseil centré avant tout sur la bonne gestion et la rentabilité de votre épargne est fondamentale.

Le gain récent par Orange de 2,2 milliards d’euros dans le cadre d’un litige fiscal donne de nouvelles marges de manœuvre au Groupe.

Ainsi, nous avons bon espoir d’obtenir rapidement la mise en place d’une ORP (offre réservée au personnel) très avantageuse. FOCom a fait des propositions à la Direction du Groupe. A travers la décote, les abondements et les actions gratuites associées, ce serait une excellente opportunité de placement.

Nous sommes également demandeurs de plans annuels d’actions de performance gratuites pour tous, comme en bénéficient aujourd’hui les cadres leaders et dirigeants.

Par ailleurs, si nous avons soutenu la baisse du dividende en 2020, compte tenu des incertitudes liées à la crise, nous ne voulons pas priver totalement les salariés de dividende sur les parts qu’ils détiennent. Nous adopterons toujours une position équilibrée et non démagogique sur ce sujet.

20% des droits de vote détenus par les salariés serait une sécurité pour l’avenir.

Le président Stéphane Richard s’était engagé il y a quelques années à œuvrer pour développer l’actionnariat salarié afin d’atteindre 10% du capital (contre 5,5% aujourd’hui). Cela donnerait à terme 20% des droits de vote au personnel (contre environ 9% aujourd’hui). Nous, salariés, aurions donc un puissant moyen de peser sur les décisions de l’entreprise. Notre force constituerait un rempart face à d’éventuelles OPA hostiles sur Orange.

Avec les nouvelles marges de manœuvre financières du Groupe, une telle avancée vers les 10 % est possible rapidement. En plus des ORP classiques et des actions de performance, la mise en place par la Direction d’Orange d’une offre à effet de levier permettrait d’y parvenir avec, au départ, un investissement réduit, à la portée de tous, et moins onéreux pour l’entreprise. De plus, le faible cours actuel du titre Orange, s’il est anormalement bas, peut favoriser la mise en œuvre des offres au personnel.

Tous les porteurs de parts doivent être pris en compte

Pour élire les représentants au Conseil de surveillance, tous les porteurs de parts votent, qu’ils soient actifs, retraités ou anciens salariés (128 146 porteurs en tout). Mais pour le choix du représentant au Conseil d’Administration d’Orange, les retraités et anciens salariés (56 137 porteurs de parts, soit 44 % !) sont exclus du vote suite à un accord scandaleux entre certaines organisations et la Direction.

FOCom exige le rétablissement des droits de tous les porteurs de parts.

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